David Saforcada. Bonapartiste pour une certaine idée de la France.

21 octobre 2013

Conseil National de Debout La République.

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Elu le 5 octobre dernier au Conseil National de Debout La République, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui ont portés leur suffrage sur ma candidature mais aussi et surtout sur l’ensemble des candidats bonapartistes qui se présentaient à cette élection. A mes côtés ont été élus Thierry Choffat et Kévin Grenot sous les couleurs de l’Aurore qui regroupaient les candidats « officiels » de France Bonapartiste. Il n’y aura pas moins d’une dizaine de bonapartistes, connus, qui siègeront au sein du Conseil National de DLR. J’ai bien entendu une pensée pour Edouard Kapriélian qui malheureusement n’a pas été élu.

Les bonapartistes, au sein de DLR, poursuivront la mise en avant de leurs principes et défendront les idées qui sont les leurs. Tout cela n’empêchera pas France Bonapartiste de faire son travail efficacement pour le bonapartisme. 

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19 octobre 2013

absent.

Un petit message pour m'excuser du peu d'activé sur le blog. En effet, je suis pris entre un début de campagne pour les élections municpales, le travail local en commun avec DLR et enfin le travail de tous les jours pour France Bonapartiste... J'essairais de poster le plus souvent possible. 

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01 août 2013

Bonapartisme et Gaullisme, pour la France.

403069_4872191769997_975637512_n(de Raoul Duval, militant France Bonapartiste de la première heure)

Alors qu’elle semblait proche de la rupture il y a un peu plus d’un an, l’alliance entre France Bonapartiste et Debout la République semble de plus en plus solide. Depuis l’épisode malheureux de l’interview dans laquelle Nicolas Dupont Aignan a semblé émettre des réserves sur l’empereur Napoléon Ier, les relations entre le bonapartisme et son « petit frère » le gaullisme se sont largement améliorées. La première raison de cette tendance au renforcement de l’alliance a été les efforts entrepris par le leader de Debout la République pour rappeler sa fidélité envers l’héritage bonapartiste qu’il transmet à travers le gaullisme. Dans de nombreuses interviews il a rendu un hommage vibrant à nos deux empereurs, et surtout, il a été le seul homme politique majeur à être présent le 5 mai dernier pour rendre hommage à la mémoire de Napoléon Ier et à la politique napoléonienne en général, dans la lignée de ce que faisait l’un de ses modèles en politique, Philippe Séguin.

 

L’autre raison, et il est bon de le rappeler, est sans conteste le travail formidable effectué par les militants de France Bonapartiste, au sein de DLR, afin de développer ce parti et de faire passer nos idées communes à travers la voix de Nicolas Dupont Aignan. Les militants bonapartistes sont fidèles et travailleurs, ils ne reculent devant rien. Ils savent prendre les décisions qu’il faut et ont une qualité d’organisation remarquable, ce qui en fait des militants de grande valeur. Plusieurs cadres de DLR dont certains haut placés nous confirment d’ailleurs régulièrement ces qualités que l’on retrouve parmi tous les militants bonapartistes. Debout la République apprécie les efforts effectués par France Bonapartiste. En effet, notre Président a encore reçu récemment une demande de DLR dans le but de « fournir » d’autres bonapartistes pour diriger des fédérations et des cadres combatifs.

 

Car, ne nous le cachons pas, France Bonapartiste peut être fier de l’aide qu’il apporte à ses camarades gaullistes. Plusieurs cadres sont à la tête de circonscriptions, parfois même de plusieurs circonscriptions. L’exemple parfait est notre Président, David Saforcada, qui s’occupe de pas moins de quatre circonscriptions dans le département de la Haute-Garonne, et était même candidat délégué aux dernières élections législatives. En Ile de France, notre camarade Edouard Kapriélian s’occupe également d’une circonscription et est très actif dans le secteur. L’un des fondateurs de France Bonapartiste, Thierry Choffat, s’occupe également d’une circonscription, et nous pouvons être fiers de la place importante qu’il occupe et des nombreuses relations qu’il entretient au sein de DLR. Plusieurs jeunes de France Bonapartistes sont délégués départementaux de Debout les Jeunes, et participent à la rédaction du site national DLJ ou à la cellule courrier de Nicolas Dupont Aignan. Une autre de nos jeunes, Camille Morel, était même candidate aux élections législatives de 2012, et son profil en fait une personne très appréciée chez Debout la République.

 

Enfin, le meilleur exemple de l’aide fournie à DLR est la création de fédérations départementales dans certaines « zones de non-lieu ». Grâce à nos militants, des fédérations DLR ont pu voir le jour et se développent maintenant de façon très dynamique. Citons Sébastien Fougères, militant bonapartiste, ayant fait naitre la fédération Debout la République de l’Aube. Prochainement, dans le Puy de Dôme, notre camarade Johnny Mathias apportera peut-être la même aide précieuse en prenant la tête de cette fédération qui est amenée à ne plus avoir de secrétaire départemental dans le cas contraire. Et, dans l’avenir, d’autres fédérations verront le jour par le biais des militants bonapartistes ou de leurs relations.

 

Les sceptiques d’une alliance avec DLR doivent donc être convaincus depuis longtemps, le travail paye. Les efforts fournis par nos militants sont récompensés par la nomination à des postes clés, ce n’est donc pas une alliance unilatérale, et les bonapartistes permettent même à DLR d’être présents dans certains coins de France qu’ils n’imaginaient pas possible, ce qui leur fait espérer un bel avenir. Bonapartistes de toute la France, poursuivez donc le travail mené, et fournissez-en encore. En rejoignant France Bonapartiste vous nous aidez à ce que l’alliance des patriotes éclairés porte ses fruits. Vous aidez le bonapartisme à reprendre sa place.

Raoul  DUVAL

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25 juillet 2013

Le billet Corse N°23 : Minable !

tirlIl semble que le Premier ministre français ait un goût prononcé pour le mot : minable. L’étonnant est qu’il l’utilise chaque fois que sa politique, sinon sa personne, est mise en cause. M. Gérard Depardieu, célèbre ministre d’une région de Russie, en fit les frais. Curieusement, M. Ayrault ne trouve pas minable que M. Strauss-Kahn devienne l’un des conseillers d’une banque russe. Cela ne fait pas de l’ancien patron du FMI, il est vrai, un grand Khan menaçant : nous sommes loin des hordes tatares dignes des aventures de Michel Strogoff, créé par le génie nantais que fut... Jules Verne!

Le Premier ministre français, paradoxalement, ne trouve pas minable non plus que les Etats-Unis espionnent l’Europe et, notamment la France… Ainsi, il a fait comprendre à M. Valls qu’il était minable d’accueillir M. Snowden, chez nous. Serait-ce en vain que ce jeune Américain dénonça ce scandale, de l'espionite la plus justifié, preuves en mains et en tête ? On pourrait le croire. M. Snowden attend désormais l’asile politique de la Russie de M. Poutine. Mais ce dernier, qui vient de sauver le prestige international de M. Obama, a des réserves à l’idée d’accueillir entre Moscou, l’Oural ou le Caucase, l’encombrant M. Snowden. A tout prendre, il apparaît que M. Snowden pourrait finir en Sibérie.

Le Premier ministre français, s’il est aussi réticent que le Président russe, réserve désormais l’emploi du mot minable à nos enceintes parlementaires exclusivement. Ainsi, quand il qualifie de minables, d’indignes de la République et de polémiques les remarques d’un député face à Madame Duflot après les très minables propos de M. Cantat, le 14 juillet. Il est curieux, décidément que le Premier ministre français ne trouve plus minable du tout que M. Depardieu demande, depuis la Russie, la nationalité algérienne. Et qu’il ne juge pas minable d’accueillir en France, pour l’y faire soigner, le président algérien, M. Bouteflika. Le mot : « minable » est désormais affaire de choix politiques, sinon de précision langagière. Minable ! Décidément : c’est un mot qui rime en France avec: variable ! R.L.

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17 juillet 2013

Régulation contre mondialisation.

mondNous sommes bien loin des années 1860 et du traité de libre-échange conclut entre la France de Napoléon III et l’Angleterre de la reine Victoria. Si à l’époque un tel traité pouvait fonctionner c’est parce qu’il s’établissait entre pays d’un niveau économique et social quasi identique. Aujourd’hui, à force de jouer le jeu du libre-échangisme et de la mondialisation, non seulement avec les États européens mais avec la plupart des autres pays du monde, nos dirigeants ont laissé se développer une concurrence sauvage qui pénalise gravement nos entreprises et multiplie le nombre des chômeurs. En effet, les coûts de main-d'œuvre et de production sont beaucoup plus élevés en France que dans nombre de pays nouvellement industrialisés qui ne connaissent pas de lois sociales comparables aux nôtres, où le niveau de vie est beaucoup plus faible que le nôtre et les préoccupations d'environnement inexistantes. Si dès lors on accepte de mettre en concurrence directe, sans protection ni régulation, l'entreprise française avec celle de Shanghai, de Bucarest ou de Rio, on accule la firme nationale soit à déposer son bilan, soit à déménager son unité de production à l'étranger. Dans les deux cas, l'opération se solde par la disparition d'un potentiel de production et la perte d'emplois sur le territoire français.

Il ne s’agit pas de nier que le commerce international joue un rôle positif de stimulant de l'économie et que la concurrence qui en résulte est en effet dans son principe saine et bénéfique puisque censée améliorer les performances économiques d'un pays. En favorisant l'innovation et la compétitivité, ils conduisent, en théorie, à une augmentation de la richesse nationale et du niveau de vie des personnes. Aussi serait-il absurde de vouloir isoler la France du monde extérieur et de la priver de cette pression à l'excellence que constitue la compétition internationale. Un repli de notre pays sur lui-même selon une conception autarcique de l'activité économique dispenserait les entreprises françaises d'investir et d'innover et serait donc très préjudiciable au progrès technologique, à la prospérité et à la puissance de notre nation. Mais si l'autarcie se révèle une absurdité, l'ultralibéralisme international n’est pas pour autant bénéfique, agissant comme un dissolvant sur les structures traditionnelles et le tissu industriel de la nation, il remet en cause l'harmonie sociale, tout comme il déstabilise l'appareil de production et met en danger l'indépendance et la sécurité de notre pays.

Le libre-échangisme intégral, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, apparaît bien comme la version "jusqu'au-boutiste" de la libération des relations économiques internationales puisque son objectif consiste à l'évidence à créer un immense marché planétaire unifié. Contrairement à ce qu'affirment les tenants du mondialisme, tout adversaire du libre-échangisme intégral n'est pas pour autant partisan de l'autarcie. Il existe en effet une solution intermédiaire entre ces deux options extrêmes : l'échange régulé par un protectionnisme intelligent. Et c'est donc au nom de cette vision modérée qu'il convient de contester l'ultralibéralisme international et la cohorte de méfaits qu'il provoque aujourd'hui dans notre pays. Pour maintenir les échanges commerciaux entre la France et le reste du monde, tout en évitant qu'ils ne détruisent l'équilibre économique et social de notre pays, la France doit en effet faire instaurer, au niveau européen ou bien national, des mécanismes de régulation destinés à le protéger.

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30 juin 2013

13 ans déja, merci Thierry !

photoLe 5 mai 2000, Thierry Choffat  fondait France BONAPARTISTE. Pari osé mais pari porteur d’une véritable espérance. Déçus par les partis politiques et leurs chefaillons, nombre de français trouvaient dans les pages les pus glorieuses de notre Histoire des similitudes troublantes avec l’actualité. Un pouvoir corrompu, des hommes politiques qui n’inspirent que de la méfiance tant ils font sonner  l’argent du contribuable au fond de leurs poches, des citoyens ignorés, bafoués devenus uniquement des machines à voter pendant un dimanche ensoleillé …

Ce raz le bol ne se concrétise pas par un abandon, réflexe bien trop répandu, mais par une envie de changement. Un changement qui ne viendrait pas d’une énième alternance entre les cadors de droite et les embourgeoisés de gauche mais d’une réflexion (réfection !) profonde sur la politique, son sens et ses buts. Pourquoi la politique ? Moi, simple pion sur l’échiquier, que puis-je faire pour que cela change ? Pourquoi voter ? Et pour qui ? Assommé par le fardeau de l’incertitude, le citoyen préfère aller à la pèche un dimanche électoral plutôt qu’aller s’enfermer 5 minutes dans un isoloir. Cette dégradation constante de l’envie électorale ne nuit pas, bien au contraire, aux hommes politiques. Les scores de l’abstention ne les traumatisent pas, tant que cela joue en leur faveur et qu’importe si leur légitimité ne repose plus que sur des conceptions oubliées au profit d’intérêts plus immédiats et plus concrets.

La dissolution du citoyen entraîne la dissolution de la légitimité de nos ténors politiques sans que personne ne s’en inquiète. Cela remonte à quand ? A quel moment la dérive a commencé ? Cette date, nous pouvons la retrouver. A partir du moment où les principes fondamentaux de légitimité et de représentativité du pouvoir se sont transformés en prétextes pour se faire élire. Au moment où faire de la politique est devenu un métier et plus une vocation.

L’histoire historico-politique de la France est riche de centaines d’idéologies, certaines disparues, d’autres résolument modernes si ce n’est pas futuristes. Parmi les disparues, nombreux sont les spécialistes à avoir voulu, au mieux, fleurir la tombe du bonapartisme. Erreur. A vouloir rattacher le bonapartisme à Napoléon Bonaparte et à son neveu, et surtout sa « double » mort à Waterloo et Sedan, personne n’a compris que cette doctrine politique n’était pas de l’opportunisme mais la cristallisation d’une conduite politique humaine et profondément civil sans la fratricide division gauche / droite. Ces idées ne sont pas mortes à Sainte-hélène, nées dans l’esprit d’un simple citoyen déçu par la perdition de ses dirigeants, elles ne pouvaient que survivre tant cette perdition est la maladie incurable de ceux qui font de l’exercice du pouvoir leur métier.

A ceux, politologues experts rattachés par élitisme à leur foi politique mais non pratiquants, qui pensent que le bonapartisme n’est pas d’actualité, nous leurs disons que les citoyens en ont assez de n’être que des contribuables. Lassé d’un désordre perpétuel, et perpétué volontairement, comment ne pas aspirer à une véritable paix sociale, à un ordre respecté par chacun  pour l’équilibre de tous, à une gouvernance de la France pour l’intérêt de tous ?

Le bonapartisme apporte cet équilibre, loin des querelles des églises politiques.

Animés par cette déception et ce véritable désert politique, Thierry CHOFFAT et le Conseil National Bonapartiste  veulent, avec leurs moyens et surtout leur volonté, souffler sur les braises du bonapartisme. Projet original, motivé, justifié, enthousiaste et ambitieux, c’est au travers des nombreux exemples qui marquent les deux empires, que les bonapartistes appuient leur conception de la politique « citoyenne ».

A ceux qui ne voient en France BONAPARTISTE qu’une triste bande de nostalgiques, nous prédisons un avenir plus qu’incertain. Fièrement drapés dans leur suffisance d’élus, ces usurpateurs ne valent pas plus que leurs illustres modèles qui ont connu un certain 18 BRUMAIRE et par la même la fin de leurs ambitions. L’Histoire se répète. Nous vivons sous une véritable monarchie, nous subissons le pouvoir. Il ne nous appartient plus. Les élections deviennent une caricature et sont vides de sens, jusqu’au 21 avril 2002. Véritable sonnette d’alarme à l’allure de sirène d’alarme traduisant le mécontentement des citoyens et son rejet des parvenus de droite comme de gauche.

France Bonapartiste nostalgiques réactionnaires ??? Considérer le citoyen comme la pièce principale de l'échiquier politique c'est déjà vouloir revenir dans la partie. Et pas pour finir mat.

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Fiers d'être bonapartistes.

emblemeFBUne tendance commence à se faire jour parmi les partis politiques: s'effacer, devenir de simples marques, de vulgaires produits, cacher son idéologie, ses références, historiques, morales, économiques, …

Ainsi,  la droite se camoufle sous la dénomination d'UMP. Qu'est-ce ? Union pour la Majorité Présidentielle, Union pour un Mouvement Populaire ? Au PS, les courants prennent la même logique: le "Nouveau Monde" devient une bannière ! Même le PCF pense à abandonner le qualificatif de communiste ( sans oublier la LCR qui suit une tendance identique ). Déjà auparavant, nous avions connu l'UDF, l'URC ( Union du Rassemblement et du Centre, allez faire moins explicite ! ) A croire que les uns et les autres ont honte de leur filiation, de leurs idées.

Où sont les partis socialistes, royalistes, communistes d'antan ?  Que sont devenus les libéraux, démocrates-chrétiens, socialistes, gaullistes ?

Pour notre part, nous revendiquons bien haut notre appartenance à la famille bonapartiste. Nous ne nous camouflons pas sous des termes vagues, généraux.

 

Levons notre drapeau ! Soyons fiers d'être bonapartistes.

 

Tout est dit dans "France Bonapartiste". Notre sous -titre "Mouvement de l'Appel au Peuple" est tout aussi explicite, rappelant notre lien avec le Parti de l'Appel au Peuple, présidé par le Prince Murat puis par le général Koechlin-Schwartz entre 1923 et 1935. L'Appel au Peuple, c'est,  on le sait, la marque originelle du bonapartisme, la référence napoléonienne. A nous de la reprendre. Enfin, Brumaire, notre bulletin interne découle du coup d'Etat du 18 Brumaire an VII, sans oublier que Brumaire fut aussi dans l'entre-deux-guerres, le journal des Jeunesses Bonapartistes puis du Parti de l'Appel au Peuple.

 

Bien que n'étant pas notre penseur politique de référence, rappelons-nous  la citation de Léon Trotsky: "Le titre du parti, c'est un drapeau. Une erreur dans le titre est toujours grosse de danger". Nous n'avons pas commis cette erreur: nous sommes bonapartistes et en sommes fiers !

 

Thierry CHOFFAT

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Le billet Corse N°22 : Angelo Mariani, du vin tonique au dopage ?

tirlAngelo Mariani, est né le 17 décembre 1838, issu d’une lignée de médecins corses, à Pero Casevecchie. La vingtaine franchie, il est chimiste à Paris. Et y découvre les travaux de l’Italien Mantegazza sur la feuille de coca du Pérou. Il en déduit aussi des effets pharmaceutiques et stimulants. Au début des années 1860, le phylloxéra s’abat sur les vignes françaises. La crise viticole sera tragique. Alors, Mariani, qui a vingt-cinq ans, met au point la recette qui va le rendre mondialement célèbre : celle d’un spiritueux pharmaceutique à base de vin de Bordeaux et d’une infusion de feuilles de coca du Pérou. C’était il y a cent-cinquante ans.

Parti de France, le « Tonique Mariani » allait conquérir le monde. Séduire les estomacs, faire rechanter les cordes vocales, doper les énergies, stimuler la faim et détruire l’anémie, voilà les armes charmeuses du « Tonique Mariani ». Qui fut imité. Mais qui eut pour lui les gloires de l’époque : deux papes, des rois et reines d’Europe ou du Cambodge, en passant par l’Empereur de Chine. Pour commencer.

Mariani ne séduisit pas que les gens de pouvoir, à petites gorgées d’euphorie spiritueuse ; il ne mit pas que le Tout Paris en bouteille, mais il invita bel et bien le monde entier au fond de son verre ! Comme ce Corse inventif avait le génie de la publicité, il le fit savoir à coup d’affiches, de brochures, de placards de presse. Et par de précieux albums gravés et illustrés, publiés en série jusqu’en 1925 ; au fil des pages, on croise Thomas Edison, Conan Doyle – médecin devenu écrivain et qui, lui, inventa Sherlock Holmes. Parmi les autres clients de Mariani : Alexandre Dumas et son fils, Anatole France ou Sarah Bernhardt, Edmond Rostand, Auguste Rodin ou H.G. Wells, et, sourire aux lèvres, Feydeau et Courteline voisinent avec Jules Renard. Ce n’était plus un registre, mais un « Who’s Who » mondial !

La gloire de Mariani fut longue. Il diversifia ses produits, qui, comme son « vin tonique » donc, contenaient un principe actif : la cocaïne. Le nom du chimiste corse se déclina en pastilles, en pâté. Ce fut le vin qui resta célèbre. Et qui fut imité. A Atlanta, un pharmacien qui avait des soucis avec le Ku-Klux-Klan, ses cagoules blanches et ses croix en flammes, M. Pemberton, déposa le 6 juin 1887 donc, le brevet du « Coca Cola », seconde version d’un « French Coca Wine », commercialisé dès 1884... Les recettes de Mariani et du soda américain actuels sont différentes, pas leur principe initial : même si, assez vite, Pemberton intégrait à sa formule du soda. En 1888, l’Américain vendit sa marque à des associés.

Mariani, lui, ouvrit des bureaux à New-York et Montréal… La cocaïne n’était plus employée dans ses produits depuis 1906. Père méconnu et nié de bien des imitations américaines, et peut-être involontairement, du dopage pharmaceutique, Angelo Mariani mourut, illustre, au début de 1914… RL.

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Le bonapartisme, un patriotisme social.

01Parler aujourd'hui de l'économie, c'est nécessairement parler de la mondialisation, de l'ouverture des frontières, du libre-échange international, de la concurrence et des sacrifices à faire en retour. De la France et des Français, il n'en est plus question. Pourtant, pour nous, les bonapartistes, au début, il y a la France et les Français. Dans ce contexte de mondialisation, la voix des Napoléon résonne comme un appel à la résistance : il est temps, nous dit cette voix, de reconstruire ce lien social absolu qui unit la nation, le peuple et l'Etat, ce lien consubstantiel qui lie la Nation et la démocratie.

Or, quel est le paradoxe du bonapartisme aujourd'hui ? Plus les Napoléon sont loués ,encensés, unanimement reconnus - plus les Napoléon s'éloignent. Plus les Napoléon  sont mis en scène, plus ils sont oubliés : devenus des icônes vides, transformés en mythe, les Napoléon sont dépossédés de l'essentiel de leur pensée politique. Car le bonapartisme ne se réduit pas à du pragmatisme. Si le bonapartisme n'a jamais été un dogmatisme doctrinaire, il se caractérise en réalité par une pensée politique forte, dont le point d'ancrage est ce double lien, d'abord entre la pensée et l'action, ensuite entre l'action et les circonstances : agir, en fonction des circonstances, dans le seul intérêt de la France et des français, tel est le bonapartisme. Aujourd'hui encore, Napoléon et Napoléon III sont mal lu. Il n'est pas question de réduire le bonapartisme au principe de l'autoritarisme organisateur, encore moins d'accepter de l'inscrire dans ce que Bernard Henri-Lévy nomme " l'idéologie française " et qui ferait du bonapartisme une sorte de régression nationale et conservatrice d'une essence douteuse.

 Il n'est pas de France sans ouverture sur le monde, comme le symbolise son extraordinaire façade maritime ; il n'est pas de France sans la prise en compte de ce monde global qui est le nôtre aujourd'hui. Il n'est pas de France sans l'Europe. D'ailleurs, les Napoléon étaient-ils contre l'Europe ? Sûrement pas, même s'ils se faisaient une certaine idée de l'Europe, par sentiment et par raison, idée qui est celle des Etats-nations. Ce que les Napoléon voulaient, c'était l'indépendance de la France et non son isolement.

Il existe donc, pour nous, les bonapartistes, d'abord la France et les Français, sans crispation ni nostalgie d'un monde passé, sans démagogie électoraliste. Il existe la France et les Français, l'une n'allant pas sans les autres, idée simple qu'il faut pourtant sans cesse rappeler et qui contredit les experts de la mondialisation heureuse qui affirment que la France va bien mais que les Français ne le savent pas. Car les Français, nous disent ces mêmes experts, sont ignorants de la chose économique. Finalement, le libéralisme libertaire n'est rien d'autre qu'un stalinisme à l'envers, puisqu'il prône le sacrifice des générations actuelles pour assurer le bonheur des générations futures. Encore ce mythe destructeur de l'homme nouveau que tous les totalitarismes ont voulu faire naître : l'homme nouveau communiste, l'homme nouveau des nazis, l'homme nouveau de l'intégrisme musulman…

Plus sournois, car paré des habits d'une modernité qui entretient la confusion entre liberté et libéralisme, voici que surgit, à l'aube du XXIe siècle, l'Homo economicus nouveau, libéré des contraintes géographiques, débarrassé de tout repère éthique, l'œil fixé sur les cours de la Bourse, gérant sa fortune en direct sur Internet, trouvant son accomplissement dans la dissolution du lien social. Car il n'est plus question de cet effort national incarné par les Napoléon, cet effort accompli par tous, chacun étant en droit d'attendre, en juste retour, le partage des fruits de la croissance, la république assurant, dans le même temps, le bon fonctionnement de l'ascenseur social. Or, avec cette dissolution du lien social, il est à craindre que l'idéologie du libéralisme libertaire ne soit la justification des totalitarismes de demain. Car ce qui reste, au-delà des idéologies du passé, c'est la question sociale.

Toujours la question sociale, diront certains. Mais pourquoi ne pas relire Napoléon III ? On constate alors, dans ses textes, que Napoléon III associe toujours indépendance nationale, développement économique et transformation sociale.

Assurer le triomphe de l'esprit sur la matière, tel est l'enjeu que le bonapartisme assigne à la politique. Ce message est celui d'Aristote, il est celui du Siècle des lumières, il est celui de Tocqueville, il est aussi celui des Napoléon. Rien ne change : le combat pour les idées de progrès, de justice sociale et de démocratie se poursuit éternellement : l'histoire n'a pas de fin, seules les circonstances changent. Nous avons appris que l'action politique n'est pas vaine. Elle est même devenue encore plus essentielle, car, avec l'effondrement des grandes idéologies et la disparition de l'ancienne vision manichéenne du monde, le réel apparaît dans toute sa complexité. En même temps, les logiques de développement de l'après-guerre à l'abri des frontières protectrices et de l'étendue des grands empires, ont atteint, depuis longtemps, leurs limites.

Le bonapartisme est le contraire du pilotage à vue ou du pragmatisme lié à une forme de renoncement devant la complexité du réel. La volonté doit-elle disparaître ? Bien-sûr que non. Pour comprendre cela, il nous faut revisiter les idées fondamentales du bonapartisme.

Première idée, l'action politique n'est pas vaine.Deuxième idée, la politique doit conduire l'économie et non pas l'inverse.Troisième idée, l'action politique ne doit poursuivre qu'un but, consolider la communauté nationale.Quatrième idée : consolider la communauté nationale, c'est développer la société participative dans tous les domaines.Cinquième idée : l'indépendance ne signifie pas l'isolement.

Soyons clairs là encore : la pensée du bonapartisme ne commence ni ne s'arrête au 18 Brumaire même si cette action, contre le renoncement du Directoire, symbolise l'essence même de cette pensée. Si l'histoire a fait de la Campagne d'Italie et du 18 Brumaire le point d'ancrage du bonapartisme, Napoléon a constamment dépassé la problématique militaire. La guerre est certes ce qui permet de faire naître, immédiatement, le sentiment national et l'idée de défense de la patrie. En temps de paix, sentiment national et patrie s'estompent au point de devenir désuets pour certains. Aujourd'hui, la polémique sur les coûts de l'Etat-nation, la décentralisation, l'ouverture physique et virtuelle des frontières, l'internationalisation du capital conduisent certains à nier l'idée même de nation. Le monde est notre village, nous sommes devenus citoyens du monde. La vente sur Internet tient lieu de projet social planétaire. Belle utopie qui masque la réalité.

L'idée de nation reste d'une évidente actualité pour les bonapartistes ; elle n'est pas le refuge des nostalgiques de la militarisation ou des va-t-en-guerre. En y regardant de près, on s'aperçoit que les convictions nationales recouvrent l'idée même de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité.

Jean-Louis Debré a écrit, fort justement: " La nation seule permet à la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité, d'être cohérente. La Liberté seule détruirait l'Egalité et ferait des maîtres et des esclaves de ceux qui ont de la chance et de ceux qui n'en ont pas. Mais s'il n'y avait que l'Egalité, elle dégénérerait en égalitarisme, étoufferait la Liberté, la créativité, et appauvrirait chacun. Seule la Fraternité impose la réunion de ces deux valeurs qui, livrées à elles-mêmes, entreraient spontanément en conflit l'une avec l'autre.  Le bonapartisme ne confond pas liberté et libéralisme, il ne confond pas égalité et égalitarisme. L'excessive liberté du libéralisme libertaire conduit à nier l'idée même de nation, car le capitalisme financier n'a pas de patrie.

Etre bonapartiste aujourd'hui a donc un sens. Ce n'est ni une attitude passéiste, ni la nostalgie d'un monde révolu, ni un comportement désuet qui ferait sourire : c'est au contraire le signe d'un engagement d'une extrême modernité, dès l'instant que ce qui est en jeu, c'est l'avenir de la nation dans le contexte d'une coopération européenne, mondiale, car, désormais, la réflexion ne s'arrête pas à l'Europe. La concurrence est mondiale, la guerre économique est une réalité. Mais cette guerre ne peut pas se dérouler sans règles, car, de puis la chute du mur de Berlin, c'est la planète entière qui vit selon les règles de l'économie de marché, les derniers pays communistes et les pays pauvres constituant un formidable réservoir de mains-d'œuvre à très bas prix, facilement exploitables hors de tout repère éthique.

Le discours ambiant est celui du tout libéralisme, de la soumission à la fameuse main invisible du marché. L'homme politique est-il condamné à ne plus parler de politique sociale ? Désormais lui faut-il choisir entre le libéralisme libertaire habillé aux couleurs de la modernité et de la régression étatique ? Oser poser la question du social, de la nation est-ce déjà se condamner ? Comme tous les totalitarismes, l'économie n'aime pas ceux qui lui disent non. Or nous, les bonapartistes, nous sommes là pour dire NON chaque fois que la dignité humaine est en danger, chaque fois que la Nation et le rêve "républicain" qui l'accompagne sont menacés !

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27 juin 2013

Thierry Choffat, les origines bonapartistes de la Participation.

product_thumbnailLa Participation des salariés aux bénéfices, au capital et à la gestion est une idée d'essence bonapartiste. Dans ses ouvrages « des Idées Napoléoniennes » et « l'Extinction du Paupérisme », Louis Napoléon  développait déjà un audacieux programme social où le système de la Participation  était ébauché. En ce domaine comme dans bien d'autres, un parallèle entre le bonapartisme et le gaullisme peut être réalisé. La Participation est aussi un des grands thèmes du Gaullisme Social.

Défendre le principe de participation comme l’ont fait Louis-Napoléon Bonaparte, Michel Chevalier, Charles Robert, Frédéric Le Play puis après eux le général de Gaulle, Louis Vallon, René Capitant, c’est faire un véritable choix politique : celui de permettre une véritable transformation sociale de la société française.

Pour les bonapartistes et les gaullistes, la participation se doit d’être autre chose qu’un simple salaire différé. Réduire la participation à son seul versant financier ou lui préférer l’épargne salariale signifie l’abandon de l’ambition sociale de la participation, soucieuse d’établir de nouvelles relations entre le travail et le capital au sein des unités de production. Cette orientation strictement financière trouve dans le prisme politique de la France de 2013 d’ardents défenseurs. D’autres, farouches opposants à la participation au nom de l’antagonisme structurel qu’ils affirment observer entre le capital et le travail, trouvent dans l’épargne salariale élaguée de son volet managérial la validation de la « duperie sociale » de la participation. Cette approche économico-financière n’est assurément pas celle retenue par France Bonapartiste qui souhaite revenir à l’esprit originel tel que défini par Napoléon III et le Général de Gaulle.

Thierry Choffat dans cette brochure nous apporte les preuves, s’il en était encore besoin, de la filiation entre le gaullisme et le bonapartisme. Certains diront que la Participation n’est pas une « découverte » bonapartiste et que cette idée avait vue le jour bien avant l’avènement de Louis-Napoléon et ils n’auront pas tort. Mais aucun homme d’Etat, aucun gouvernement avant celui de Napoléon III n’avait fait de la Participation un axe social officiel. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le Second Empire mais surtout les racines sociales de Louis- Napoléon, ouvrent la voie au progrès et à la lutte contre le paupérisme. 


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Posté par david saforcada à 23:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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